Sylvestre Mendy, Coordinatrice du mouvement Africa first et du FIPAN ( festival international panafricain de NGIEKOKH) en Conférence de Presse à Dakar 02 décembre 2025 pour soutenir le peuple de Guinée Bissau
Crise en Guinée-Bissau : à Dakar, les organisations panafricanistes et la diaspora exigent la publication des vrais résultats
Dakar, 02 décembre 2025 — Dans un contexte de tensions croissantes en Guinée-Bissau, les organisations panafricanistes du Sénégal, la société civile sénégalaise et de nombreux ressortissants de la diaspora bissau-guinéenne ont tenu ce mardi une conférence de presse à Dakar pour exprimer une motion de soutien au peuple bissau-guinéen.
La déclaration officielle a été lue par Sylvestre Mendy, Coordinatrice du mouvement Africa first et du FIPAN ( festival international panafricain de NGIEKOKH), dans un ton ferme et déterminé.
Un “faux coup d’État” dénoncé avec vigueur
Les organisations présentes ont condamné ce qu’elles qualifient de « faux coup d’État » attribué au président sortant Umaro Sissoko Embaló, l’accusant de chercher à perturber le fonctionnement normal des institutions, confisquer le choix souverain du peuple et fragiliser le processus électoral.
Selon elles, l’objectif de Umaro Sissoko Embaló, est clair : confisquer la voix du peuple, manipuler les faits, falsifier l’information et imposer un maintien illégitime au pouvoir. »
Les intervenants rappellent que la légitimité politique ne peut provenir que des résultats authentiques issus des urnes, librement exprimés par les électeurs.
Sylvestre Mendy et les organisations signataires ont insisté sur un principe central : le choix du peuple bissau-guinéen doit être respecté, protégé et appliqué sans condition.
Elles dénoncent les manœuvres politiques, militaires et sécuritaires qui, selon elles, visent à influencer ou à renverser le verdict des urnes.
Les cinq exigences formulées à Dakar
La déclaration a été suivie d’une série de revendications claires, présentées comme non négociables :
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Le respect immédiat et total du processus électoral dans la plus grande transparence.
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La reconnaissance officielle et sans ambiguïté des résultats légitimes issus du vote.
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La fin immédiate des actions militaires, politiques et sécuritaires visant à dénaturer le verdict des urnes.
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La protection des institutions républicaines, garantes de la stabilité nationale.
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La libération sans condition de tous les otages et prisonniers politiques arrêtés dans le cadre de cette crise.
Les organisations affirment qu’aucun pouvoir ne peut se maintenir en utilisant la détention comme arme de pression contre la population.
Interpellation de la CEDEAO et de l’Union africaine
La conférence de presse a également lancé un appel solennel à la CEDEAO, à l’Union africaine et à la communauté internationale.
Les signataires demandent à ces institutions d’assumer pleinement leurs responsabilités et d’exiger :
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la fin des tentatives de confiscation des institutions,
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le retrait immédiat de la junte militaire,
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le rétablissement de l’ordre constitutionnel,
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la garantie de la souveraineté populaire.
Un message de solidarité et de vigilance
Pour les organisations panafricanistes présentes, la crise actuelle s’inscrit dans une dynamique continentale qu’il faut désormais combattre avec fermeté : les coups d’État orchestrés, les manipulations électorales et les crises artificielles utilisées pour diviser les peuples africains.
La déclaration se termine par un message clair : « La Guinée-Bissau mérite la paix, la justice, la stabilité et une démocratie véritable. Nous serons toujours aux côtés du peuple bissau-guinéen, pour la vérité et la souveraineté africaine. »
